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Les bateaux croisés

20 Octobre 2013 , Rédigé par Claude Publié dans #navigation

Durant notre ballade de septembre nous avons croisé différents bateaux, en voilà un aperçu non exhaustif.

Un petit cargo devant la baie des Saintes Maries

Un petit cargo devant la baie des Saintes Maries

Un car-ferry en baie de Marseille

Un car-ferry en baie de Marseille

Un voilier, comme nous privé de vent

Un voilier, comme nous privé de vent

Un pointu rentrant de la pêche

Un pointu rentrant de la pêche

Un voilier au moteur devant le cap du Bec d'aigle

Un voilier au moteur devant le cap du Bec d'aigle

Le Banque Populaire d'Armel Le cléach à la Ciotat

Le Banque Populaire d'Armel Le cléach à la Ciotat

Un voilier pris en chasse en direction de Porquerolles

Un voilier pris en chasse en direction de Porquerolles

Un splendide quetch au moteur

Un splendide quetch au moteur

Un voilier en acier toutes voiles dehors et moteur à plein régime !

Un voilier en acier toutes voiles dehors et moteur à plein régime !

Encore un voilier privé de vent !

Encore un voilier privé de vent !

La Frégate Jean de Vienne en baie de Toulon

La Frégate Jean de Vienne en baie de Toulon

Un remorqueur traqueur de sous-marin en baie de Toulon

Un remorqueur traqueur de sous-marin en baie de Toulon

Un cargo en baie de Marseille

Un cargo en baie de Marseille

Un porte-conteneur dans le golf de Fos

Un porte-conteneur dans le golf de Fos

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Balade en mer

20 Octobre 2013 , Rédigé par Claude Publié dans #navigation

Jeannine et moi avions programmé cette balade en mer fin septembre pour échapper à la surpopulation des ports méditerranéens durant l'été.

Nous avons invité Jean-Claude et Anne-Yvonne à se joindre à nous pour cette navigation

avec comme objectif d'aller aux îles du levant.

L'avitaillement chargé dans la voiture nous voilà sur la route en direction de Montélimar pour récupérer Jeannine et filer vers les Saintes Maries pour retrouver notre voilier.

Arrivée vendredi soir pour avoir tout le samedi pour préparer le voilier et appareiller le dimanche matin vers l'Est conformément à notre objectif compte-tenu du système météo en place.

Le samedi matin fut consacré à installer les nouvelles batteries, quatre Varta AGM 115 AH, les lignes de vie, les sangles sous-cutales des gilets, faire les niveaux du moteur.

J'en ai aussi profité pour faire un briefing à l'équipage sur les règles de sécurité, le fonctionnement du gilet, l'accrochage sur la ligne de vie, le fonctionnement de la VHF, l'identification du voilier, la position du radeau de survie.

Dimanche matin à 8h45, Gwendal quitte son poste d'amarrage. Dès la sortie du port, nous prenons le cap 135° direction la pointe de Beauduc pour sortir de la baie des Saintes Maries.

Un vent du nord, nord-est de force 2 à 3 beaufort nous permet d'avancer toutes voiles dehors sous un soleil généreux.

Après trois heures de voile avec des pointes à 8,5 nds le vent nous abandonne après avoir passé la bouée cardinale sud Faraman !

Mon Perkins va devoir nous rendre toute l'attention que nous lui avons porté pour sa remise en état.

Remarquable cette mécanique, nous traverserons le golfe de Fos, la baie de Marseille pour arriver à Portmiou en baie de Cassis à 20h30 à la nuit tombante. Impressionnante cette entrée dans la calanque dans la pénombre de ce début de nuit.

Nous nous amarrons sur les bouées écologiques installées par le port dans le cadre du parc national.

coucher de soleil depuis l'entrée de la calanque de Portmiou  en baie de Cassis

coucher de soleil depuis l'entrée de la calanque de Portmiou en baie de Cassis

La nuit fut fort agréable, nous nous étions amarrés sur deux bouées ceci nous permettant de rester dans l'axe de la calanque et ainsi éviter de rouler avec la houle rentrante.

Après un petit déjeuner et les formalités à la capitainerie, les amarres sont larguées en route vers l'aventure.

La météo nous annonce un grand beau temps avec peu voir pas de vent !

La décision est prise avec l'équipage de flâner, nous nous éloignons de la côte en direction du cap du Bec de l'aigle.

Le moteur tourne au ralenti pour permettre de mettre les lignes de traine à l'eau. Nous naviguons à deux noeuds.

Devant le sémaphore du Bec de l'aigle, nous arrêtons le moteur et nous laissons dériver.

Le courant nous porte à bonne distance de la côte en direction du Bec de l'aigle; nous profitons de ce moment de douceur et de détente pour prendre un superbe repas préparé par Jeannine.

Les poissons sont restés aux abonnés absents à l'exception d'un requin repéré par Jean-claude et Anne-Yvonne ! Cette rencontre leur a coupé l'envie de se baigner.

Le port de la Ciotat nous tend les bras, un contact VHF pour réserver une place et nous voilà amarré, non sans mal dans le bassin Bérouard. La place qui nous a été affectée n'est pas équipée de pendille, je vous laisse imaginer la suite avec un léger vent de travers qui s'est levé ! Les voisins de ponton nous donnent un sacré coup de mains, nous les invitons à boire une bière à notre bord. Ces rencontres sont toujours des moments sympas.

En rentrant d'une promenade en ville nous assistons à l'arrivée du trimaran Banque populaire d'Armel Le Cléach. Il est en stand-by pour sa tentative du record de la traversée de la méditerranée. Nous apprendrons quelques jours plus tard qu'il a réussi à battre le record détenu jusque là par Thomas Coville.

arrivée à la Ciotat, une reconversion réussi du chantier naval en direction des yachts de luxe

arrivée à la Ciotat, une reconversion réussi du chantier naval en direction des yachts de luxe

Mardi matin,le système météo est identique à la veille, nous sommes sur une bordure anticyclonique cela nous assure du beau temps et nous en sommes ravis mais le vent est rare du moins dans les prévisions.

Nous avons prévus d'appareiller à 11 heures pour prendre la direction de Bandol ou plus si le vent nous aide.

Notre objectif de rejoindre l'ile de Porquerolles semble difficile et pourtant tout va s'arranger un joli vent se lève du sud sud-est.

Nous envoyons toute la toile dès la sortie du port, nous sommes bâbord amure, le cap est mis sur les Magnons devant les iles des Embiez.

Gwendal marche bien, le vent s'oriente au sud sud-ouest, devant les Embiez nous régatons avec deux voiliers. Mon sunkiss malgré son âge n'a pas à rougir nous filons suffisamment pour distancer un sloop acier et rattrapons un autre voilier pris en point de mire.

Le cap Sicié est au travers signifiant que nous rentrons dans la baie de Toulon. Le vent est bien établi, c'est décidé, nous dormirons le soir à Porquerolles. Nous sommes sur le même bord depuis notre départ de la Ciotat.

Jeannine nous a préparé un couscous ce déjeuner est tout simplement royal, sous pilote automatique, Gwendal taille sa route. Le sloop acier nous reprend c'est incompréhensible !

Nous comprenons lors du dépassement pourquoi il nous a rattrapé, il navigue avec son génois, sa trinquette , la grand voile et surtout son moteur a plein régime.

La baie de Toulon est traversée avec une moyenne de 6 noeuds. Devant la presqu'ile de Giens le vent a nettement forci, Gwendal nous offre des pointes à 9,5 noeuds. J'ai repris la barre, nous empannons entre l'ile du grand Ribaud et Porquerolles. Nous faisons notre entrée dans la rade d'Hyères avec les voiles en ciseaux. Les bateaux navettes qui desservent Porquerolles ne se soucient guère des voiliers il faut être vigilant d'autant plus qu'ils lèvent une vague importante.

Notre arrivée au ponton sera rock'n roll, encore une histoire de pendille ! avec un comité d'accueil composé de plaisanciers ayant chacun son conseil mais peu d'efficacité, après quelques énervements le voilier est amarré et tout le monde retrouve son calme devant une bonne bière au village.

Le moteur de ce voilier tourne à plein régime !

Le moteur de ce voilier tourne à plein régime !

Mercredi la météo est identique à la veille mais cette fois il n'y a pas de vent. Les prévisions pour les jours à venir annoncent un net changement avec un système dépressionnaire qui s'installe pour au moins trois jours.

Nous avions prévu de retrouver Jean-Paul sur son bateau dans la calanque de Portmiou.

Malheureusement une panne de voiture l'a bloqué en Savoie. Malgré ce contre temps nous prenons le cap vers la baie de Cassis.

Nous faisons une route au moteur, le vent étant aux abonnés absents. Nous laissons l'ile du grand Ribaud à bâbord. On navigue de conserve avec un autre voilier qui comme nous est au moteur.

La marine nationale est en pleine activité en rade de Toulon. Un message sur la VHF nous signale un exercice de sous-marin, puis nous croisons la frégate Jean de Vienne qui nous salue, nous imaginons qu'en passerelle les bretons de quart ont aperçus notre gwen a du (drapeau breton). Un peu plus loin, nous devons nous dérouter pour laisser passer un remorqueur de la royal.

Le passage du cap Sicié marque la fin de ce trafic militaire. Le vent s'est levé devant les Embiez nous hissons la voile. Du coup nous décidons de filer jusqu'à Portmiou. Le vent nous abandonne à nouveau devant la cap du Bec de l'Aigle. Nous finissons cette navigation au moteur.

Dans la calanque un bateau du port nous attends pour nous placer. Cette fois nous n'avons pas le choix il faut s'amarrer à l'avant sur la bouée et l'arrière sur la falaise.

La nuit sera pénible ! le bateau a passé son temps à rouler, notre amarrage nous positionne au travers de la houle rentrante.

Le cap du Bec d'aigle

Le cap du Bec d'aigle

Jeudi, après avoir pris notre temps pour les formalités à la capitainerie, nous quittons, à 11 heures, la calanque de Portmiou. Nous ne pouvons pas passer à coté de celle d'Envaux sans y entrer. C'est en marche arrière que nous nous glissons entre ces grandes falaises. Ce site est tout simplement grandiose.

Le vent se lève, toute la voile est envoyée, nous glissons gentiment à 3 noeuds. Les femmes sont à la barre. Le vent se renforce, nous avançons maintenant à 6 noeuds. Au large de l'ile du Planier, il faut faire un choix, faire cap vers l'ile du Frioul ou poursuivre notre route vers les Saintes avec une navigation de nuit. Sans tarder, la décision est prise de poursuivre.

Le vent nous abandonne, le moteur perkins va ronronner jusqu'au port des Saintes Maries.

Devant l'entrée de Fos nous devons céder le passage à un porte-conteneur. C'est toujours impressionnant d'être à proximité de ces grands navires.

Petit à petit la nuit nous enveloppe avec son ambiance particulière. La veille devient plus grande. Le phare de Faraman nous guide. Après avoir passer la bouée de Beauduc, nous filons vers le port des Saintes Maries de la Mer apparaissant tout éclairé sur notre horizon.

Nous nous amarrons au ponton à 3 heures.

La douceur d'une barre de chocolat

La douceur d'une barre de chocolat

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